Le cinoche à Lolo

Le cinoche à Lolo

SPIDERMAN

http://www.youtube.com/watch?v=l08wLs1RNR8

 

 L'éveil à la sexualité

 

  Je reviendrai sur les deux autres épisodes plus tard, car Sam Raimi a fait une trilogie cohérente avec ses trois Spiderman : il raconte comment Peter Parker passe de l’enfance à l’âge adulte.

  Avec le premier, il se concentre sur la puberté du héros et passe par les points obligés.

 

1°) On grandit, et on se croit l’égal des adultes

 

  C’est l’âge où l’on n’arrive à faire qu’en rêve des trucs qu’on voudrait réel : péter la gueule aux cons qui utilisent leur force pour en imposer (premier cassage de gueule fait par Peter), draguer la fille canon du bahut alors qu’on n’a pas la « bogossitude ».

  Notre corps change, on a des poils qui poussent, des muscles qui apparaissent (chez Peter, ça se passe en une nuit).

  On aimerait être l’adulte, mais la figure paternelle est rarement celle de référence (ici, le conflit entre Harry et son père Norman), et on aimerait tant avoir le père du copain comme père de substitution (Peter, orphelin (d’ailleurs, c’est troublant ces backgrounds familiaux désastreux des super héros), voit en Norman Osborne une référence d’admiration). Ce qui est drôle, c’est que c’est généralement la période où on s’imagine qu’on est la déception de la famille (toujours les rapports conflictuels de la famille Osborne). Mais à la fin, on finit par tuer la figure paternelle (Peter tue Norman, et involontairement, provoque la mort de on oncle qui était devenu son père adoptif).

  L’adulte est idéalisé, on le croît invincible. Alors, du coup, voulant s’y identifier, on se croît nous aussi sans limite (les sauts en haut des immeubles de Peter, les combats de catch contre des monstres de puissance), et du coup, on aimerait accomplir l’impossible (monter aux murs). Le moindre succès est une victoire incommensurable qui nous grise (les premières victoires de Peter au catch).

  Du coup, on en devient arrogant et blessant envers l’entourage, ne mesurant pas toujours la portée de nos paroles (les derniers mots de Peter pour son oncle sont hyper cassant : « Tu n’es pas mon père. ») ou de nos actes , n’ayant pas un recul nécessaire sur la vie (Peter qui laisse partir un homme qui quelques secondes après tue son oncle).

  Mais on a aussi le désir secret d’être quelqu’un d’autre, de meilleur que ce que notre condition nous impose (l’identité secrète permet à Peter de s’affranchir de sa timidité). Chez l’adulte aussi, il existe une autre personnalité désinhibée, mais du coup, elle est dangereuse (le bouffon vert, incarnation maléfique de Norman).

 

 

2°) On grandit et on a des poussées d’hormones

 

  D’ailleurs, l’oncle de Peter le dit dans le film : «  Bourré d’hormones ».

  Le film commence par cette phrase : « L’histoire concerne une fille ».

  C’est la période où on regarde la fille qu’on aime sans oser l’aborder, avec en permanence un sourire idiot sur le visage.

  C’est quand on se retrouve seul avec cette fille que tout bascule (c’est lorsqu’il se retrouve seul avec Mary-Jane pour la première fois que Peter se fait piquer par l’araignée).

  Et alors, les premiers émois sexuels apparaissent. On ne voit plus cette fille comme une jolie fille qu’on aime, mais comme celle avec qui on veut coucher (le premier matin où Peter se réveille, le corps changé, après s’être observé torse nu, il voit Mary-Jane à travers la fenêtre de sa salle de bains. Son sourire en dit long.).

  Qui dit premiers émois sexuels, dit premières éjaculations, et là, Sam Raimi s’en donne à cœur joie dans la métaphore de la toile d’araignée. Florilège :

-Les premiers tests sont approximatifs et incontrôlés (sur le toit de l’immeuble).

-Alors que l’on commence à contrôler cette activité, on se concentre sur des objectifs de plus en plus importants (Peter testant sa toile sur tous les objets de la chambre).

-Bien entendu, cette activité se fait discrètement dans sa chambre, mais l’entourage se doute bien de quelque chose (ici sa tante qui passe la tête par la chambre et lui demande si tout va bien).

  Bien sûr qu’il fait ça en pensant à Mary-Jane le bougre, mais c’est sous le déguisement de Spiderman qu’il a son éjaculation filaire face à sa bien aimée, et quatre fois d’affilée s’il vous plaît (il faut dire qu’elle est habillée en t-shirt mouillé… (Scène où il va la sauver d'une agression)).

  Mais les jeunes filles ne sont pas en reste, car après avoir embrassé le super héros (une des meilleures scènes du film ave ce baiser en inversé), elle est toute mouillée.

  Oh, bien sûr, d’autres filles plaisent, et généralement, on n’arrive pas à le cacher (une des répliques les plus à double sens du film : Peter, avec son objectif d’appareil photo en érection devant une secrétaire mignonne, veut lui dire qu’il est le nouveau photographe. Il dit juste : « Je suis…. »La secrétaire regarde l’objectif dressé vers elle et répond : « Je sais »).

  Mais bien sûr, la fille que t’aime sort avec ton meilleur ami (ici avec Harry). Ce qu’elle aime, c’est les héros (Spiderman), pas les garçons normaux.

  Une histoire d’amour peut briser une amitié (la rancune de Harry quand il croit que Peter et Mary-Jane sont ensemble).

  A l’arrivée, on aime tellement que la seule alternative, c’est l’amitié. 

 

  Même s'il reste au-dessus du lot par rapport à d'autres films, ce premier Spiderman a déjà un peu vieilli. Mais il est essentiel si l'on veut regarder les deux suites. 



28/09/2011
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